Choisir la bonne procédure
Il n’existe pas un seul divorce, mais plusieurs. Le choix dépend surtout d’une question : êtes-vous d’accord, votre conjoint et vous, sur le principe de la séparation et sur ses conséquences ?
Lors du premier rendez-vous, Maître HAZIZA fait le point sur votre situation familiale, votre patrimoine et vos priorités. Elle vous explique quelle voie paraît la plus adaptée, ce qu’elle implique et ce qu’elle coûte. Ses honoraires sont fixés à l’avance dans une convention d’honoraires écrite.
Le divorce par consentement mutuel
Quand les deux époux sont d’accord sur tout, ils peuvent divorcer sans passer devant un juge. Le divorce prend alors la forme d’une convention signée par les époux et leurs avocats.
- Un avocat pour chacun. La loi impose que chaque époux ait son propre avocat. C’est une garantie : chacun est conseillé sur ses propres intérêts.
- Une convention complète. Elle règle la résidence des enfants, la pension alimentaire, le sort du logement, le partage des biens et, le cas échéant, la prestation compensatoire.
- Un délai de réflexion de 15 jours. Chaque époux reçoit le projet de convention et ne peut pas le signer avant l’expiration de ce délai.
- Le dépôt chez un notaire. Une fois signée, la convention est déposée au rang des minutes d’un notaire. C’est ce dépôt qui rend le divorce effectif.
Si un bien immobilier doit être partagé, un acte notarié de liquidation est également nécessaire. Cette voie n’est pas possible si un enfant mineur demande à être entendu par le juge, ou si l’un des époux fait l’objet d’une mesure de protection comme une tutelle ou une curatelle.
Le divorce judiciaire
Lorsque l’accord est impossible ou partiel, le divorce est prononcé par le juge aux affaires familiales (JAF). À Lyon, il siège au tribunal judiciaire. L’avocat y est obligatoire.
Depuis la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2021, la procédure commence par une demande unique, en général une assignation. Il n’y a plus de requête suivie d’une audience de conciliation.
Les quatre cas de divorce
- Le consentement mutuel judiciaire, possible notamment lorsqu’un enfant demande à être entendu.
- Le divorce accepté : les époux sont d’accord pour divorcer, mais pas sur toutes les conséquences. Le juge tranche les points de désaccord.
- Le divorce pour altération définitive du lien conjugal : il suppose une séparation d’au moins un an, appréciée en principe à la date de la demande en divorce.
- Le divorce pour faute : il repose sur une violation grave ou renouvelée des devoirs du mariage, qu’il faut prouver.
L’audience d’orientation et sur mesures provisoires
Cette première audience permet au juge d’organiser la vie pendant la procédure. Il peut statuer sur la jouissance du logement familial, la résidence des enfants, le droit de visite, la pension alimentaire et la prise en charge des crédits.
Ces mesures provisoires sont souvent décisives. Elles s’appliquent parfois pendant de longs mois. Leur préparation mérite donc un vrai soin : budget, justificatifs de revenus et de charges, organisation concrète des enfants.
La suite de la procédure
Les avocats échangent ensuite leurs arguments et leurs pièces par écrit. Le juge prononce le divorce et en fixe les conséquences. Un appel est possible devant la cour d’appel de Lyon.
Les conséquences du divorce
Les enfants
L’autorité parentale reste en principe exercée par les deux parents. Il faut décider de la résidence des enfants, des temps de visite et d’hébergement et de la contribution à leur entretien. Ces sujets sont détaillés sur les pages consacrées à la garde d’enfants et à la pension alimentaire.
La prestation compensatoire
Elle vise à compenser, autant que possible, la différence de niveau de vie que le divorce crée entre les époux. Le juge tient compte notamment de la durée du mariage, de l’âge et de la santé de chacun, de leurs revenus, de leur patrimoine et des choix professionnels faits pour la famille. Elle prend en principe la forme d’un capital.
Le logement et les biens
Le sort du domicile familial, des comptes et des biens dépend du régime matrimonial : communauté, séparation de biens ou autre. Le partage peut demander l’intervention d’un notaire.
Séparation sans mariage
Pour un couple pacsé ou en concubinage, la rupture n’a pas besoin d’un juge. En revanche, dès qu’il y a des enfants, le JAF peut être saisi pour fixer leur résidence et la pension alimentaire, ou pour homologuer l’accord des parents. Les questions de logement et de biens communs se règlent selon les règles de l’indivision.
L’accompagnement de Maître HAZIZA
Avocate au barreau de Lyon depuis 2011, Maître HAZIZA vous reçoit au cabinet, à Lyon. Elle vous aide à préparer votre dossier, négocie avec l’avocat de votre conjoint lorsque c’est possible et vous représente devant le juge lorsque c’est nécessaire.
Parce qu’elle exerce aussi en droit pénal, elle peut vous conseiller lorsque la séparation s’accompagne de plaintes, de violences ou de non-paiement de pension.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un divorce ?
Tout dépend de la procédure et du degré d’accord. Un divorce par consentement mutuel est en général le plus rapide, puisqu’il ne dépend pas du calendrier du tribunal. Un divorce judiciaire dure plus longtemps, selon la complexité du dossier et l’encombrement de la juridiction. Maître HAZIZA vous donnera une estimation réaliste au vu de votre situation.
Peut-on avoir le même avocat pour un divorce à l’amiable ?
Non. Depuis 2017, chaque époux doit avoir son propre avocat pour un divorce par consentement mutuel. Les deux avocats travaillent ensemble à la rédaction de la convention.
Qui garde le logement pendant la procédure ?
À défaut d’accord, le juge décide lors de l’audience d’orientation et sur mesures provisoires. Il peut attribuer la jouissance du logement à l’un des époux, gratuitement ou contre une indemnité, en tenant compte notamment de l’intérêt des enfants.
Faut-il prouver une faute pour divorcer ?
Non. La faute n’est qu’un cas parmi d’autres. Si votre conjoint refuse le divorce, il reste possible de demander un divorce pour altération définitive du lien conjugal, après un an de séparation.
Quel tribunal est compétent à Lyon ?
C’est le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire du lieu de résidence de la famille ou, si les époux vivent séparément, en principe du lieu où résident les enfants mineurs. Pour une famille installée dans la métropole de Lyon, il s’agit en général du tribunal judiciaire de Lyon.

